Ces photographies ont étés réalisées lors du confinement. Plus particulièrement dans le petit jardin de la maison de mes grands parents. Habituellement, je me photographie dans des espaces sauvages de nature, loin des humains et de toute construction. J'aime me perdre et disparaitre loin de toute trace humaine. Pendant le confinement, tout cela à été remis en cause, car la maison où j'étais confinée, était en ville et le jardin est tout petit et mitoyen. Il m'a fallut de longues semaines avant de trouver l'inspiration, avant de percevoir et réussir à saisir la poésie de cette maison. Ma sensibilité se trouve en grande partie dans les ombres et les lumières. Je suis très sensible aux reflets et lumières qui traversent les matières. J'y perçois l'ouverture vers un autre monde plus lent et suspendu.

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Après des jours d'observation, j'ai commencé par me photographier en intérieur, ma première"séance" était tôt le matin, dans le petit bureau, car une ligne de lumière passait et traversait la pièce. Puis, un jour, j'ai réussis à percevoir de belles lumières au fond du jardin, que je n'avais jamais remarqué. Mon œil commençait à s'affiner. C'est donc ainsi que sont nés ces autoportraits, perdus au fond du jardin. Jamais, je n'aurais imaginé réussir à réaliser des photos retranscrivant cette atmosphère que j'apprécie tant, au fond de ce petit jardin pas très sauvage. La poésie est partout présente. Il suffit de s'y ouvrir, même dans les espaces que l'on pense connaître par cœur. Ils peuvent se transformer n'importe quand.

© Orlane Paquet 2019